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BAFA 1 -
Formation générale animateur

Première étape de la formation, le stage de base d’une durée de 8 jours (généralement en internat) est accessible dès 17 ans. La session regroupe jusqu’à quarante stagiaires maximum et une équipe de formateurs. Elle a pour but d’acquérir les éléments fondamentaux pour assurer les fonctions d’un animateur, d’une animatrice. Sa validation s’effectue selon des critères définis dès le début du stage. Elle est indispensable pour se préparer à sa première expérience pratique.
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Le contenu du stage

La première partie du Brevet d’Aptitude aux Fonctions d’Animateur, dite stage de base ou formation générale, a pour objectif de préparer les futurs animateurs à leur première expérience d’animation. Cette formation nationale, d’une durée de 8 jours a plusieurs objectifs. Le premier est, bien sûr, de permettre à chaque participant d’être capable d’assurer les rôles et fonctions de l’animateur, que ce soit en centre de loisirs, en accueil périscolaire ou en colonie de vacances.

Pour cela le stage va alterner des temps d’échanges théoriques (permettant d’acquérir des connaissances sur les enfants et leurs besoins notamment) avec de nombreux temps de pratique tels que des activités manuelles, des jeux, des activités de découverte du milieu naturel, des chants… pour ensuite construire une réflexion sur ce qui a été vécu afin de le transformer en expérience transférable sur le terrain.

Tous les temps de formation se déroulent de préférence en petits groupes afin de garantir la prise de parole et l’investissement de chacun ce qui facilite les apprentissages.

Ainsi sur le stage de formation générale vous allez retrouver six grands axes de travail :

La structuration des ACM

Dans le démarrage d’un cursus de formation, y compris si les personnes exercent ou ont exercés les fonctions liées à ce diplôme, il est nécessaire de refaire un point précis tant sur le cursus de formation (ses étapes et différentes échéances, ses prérogatives et ses limites, sa tutelle ministérielle, sa réglementation spécifique…) que sur le champ d’intervention auquel prépare ce diplôme (distinction entre animation volontaire et professionnelle, repérage de la définition de l’ACM, sa réglementation et par extension les différents niveaux législatifs, la responsabilité civile et pénale.…)

La connaissance des différents publics accueillis en ACM

Cette compétence conditionne toutes les autres, c’est le point de départ du travail de l’animateur. Elle va induire les savoirs faire et savoirs être de l’animateur.

Un animateur a besoin de connaître ou en est le public qu’il accueille, aussi bien en terme de « capacités » (qu’est-ce qu’il sait et peut faire seul), qu’en terme de besoins physiologiques et affectifs. Cela nécessite donc d’acquérir des connaissances sur le développement physique et psychique de la petite enfance à l’adultité.

Ces points de repères et références théoriques serons réutilisés sur l’ensemble des autres temps du stage pour les « raccrocher » à des éléments concrets du quotidien de l’animateur. (Des activités au travail d’équipe, à la vie quotidienne, etc.)

La vie quotidienne et la notion de groupe

La dimension collective et la notion de groupe sont omniprésentes dans les formes d’accueil que sont les ACM. Vivre soi-même cette expérience en formation permet de s’y confronter et de projeter, à partir de son propre vécu sur le stage, des échanges et réflexions sur l’importance de la nécessaire qualité de la vie du groupe dans l’organisation de vacances collectives d’enfants et de jeunes.

Les différents moments centrés sur la dynamique et la vie du groupe ainsi que l’organisation de la vie quotidienne par les stagiaires sur le stage servent de support pour travailler plus concrètement sur les aspects de vie quotidienne et de vie collective en ACM.

L’activité

L’animateur dans sa fonction est amené à proposer et à faire vivre des activités à des groupes d’enfants. Il doit donc être en capacité de proposer et faire vivre l’activité, mais aussi d’accompagner des enfants ou groupes d’enfants dans des activités qu’ils ont initiés eux-mêmes. Sur le stage différents moments d’activités sont projetés afin de préparer ou perfectionner les stagiaires pour ces futures fonctions.

Vivre des activités en formation BAFA, formation d’adulte, cela veut dire pratiquer des activités, donc construire, jouer, chanter … ensemble, mais pour soi, c’est à dire pour se former afin de pouvoir l’exploiter en ACM. Il ne s’agit pas de « jouer aux enfants » mais de jouer entre adultes aux jeux ou activités que les enfants peuvent vivre pour s’y préparer et réfléchir aux différents points importants pour chaque type d’activité.

Mener un jeu

Un exercice à travailler dans le contexte sécurisé de la formation, afin d’identifier la menée du jeu comme un élément important de ce dernier.  Expliquer les règles d’un jeu, garder l’attention d’un groupe, constituer des équipes, « arbitrer », etc., n’est pas aussi simple qu’il n’y parait. Il s’agira donc de s’exercer à la menée de jeu pour en tirer des enseignements.

Le travail en équipe, la notion de projet

Une dimension importante à laquelle il faut se préparer : un animateur n’est jamais tout seul, il travail en équipe. Se confronter à cet apprentissage dans le stage, afin d’en tirer des enseignements par comparaison et se créer des points de repères est incontournable. L'une des difficultés rencontrée sur un séjour réside dans ce travail d'équipe et de manière plus large dans une situation de travail qui demande un rapport avec des collègues. Nous insistons sur la nécessité de se décentrer pour pouvoir assurer un accueil correct des enfants.

  • Savoir gérer son temps de pause ou ses activités personnelles pour ne pas laisser les autres seuls.
  • Aller au-delà de la tâche à accomplir pour aller aider les autres.
  • Savoir négocier dans le sens de l'équité et non d'un don de soi ou d'un abandon.

Ces attitudes qui paraissent évidentes ne sont pas naturelles et ne vont pas de soi. Elles nécessitent un apprentissage, elles doivent être vécues et analysées sur le stage de formation générale. Elles impliquent des compétences autres réutilisables dans un rapport général de travail.

Nos valeurs humanistes et sociales, nos pratiques interculturelles, nos actions et nos relations internationales nous positionnent souvent aux côtés des mouvements altermondialistes et de tous ceux qui cherchent des alternatives au système capitaliste. Nous voulons une économie aux services des besoins des hommes et pas au service d’une machine à profits financiers mondiale qui ne fonctionne qu’au bénéfice de quelques-uns. D’autant que cette machine incontrôlable dysfonctionne cycliquement et fait payer ces errements à ceux qui n’ont aucun pouvoir sur elle.

Vis-à-vis d’un développement économique irresponsable qui pille la planète et détruit les écosystèmes, nous sommes amenés à nous positionner pour un autre modèle de développement. A l’inverse de la volonté dominante des forces politiques et économiques libérales qui veulent tout transformer en marchandise, nous luttons à notre niveau pour que l’éducation, la formation, la santé, l’information échappent aux lois du marché.

La vie du stage

Le stage étant collectif il implique de penser la vie du groupe dans toutes ses composantes : la mise en place de règles collectives, l’organisation des tâches matérielles, etc. Cette dynamique de groupe met en avant les capacités nécessaires à la vie au sein d’une collectivité centrée sur un objectif commun. Ainsi, tout ce qui se vit en stage permet d’expérimenter le travail d’équipe impliquant écoute, positionnement, confrontation, consensus, décision et cohérence, et ce toujours dans un souci de projection sur leur stage pratique.

La construction de nos stages n'est pas pensée de manière séquentielle par rapport aux fonctions de l'animateur. Nous ne sommes pas dans « un fonctionnement scolaire » lié à une transmission passive d’un savoir, même si le stage pose de manière claire des conditions de validation. Chaque temps de formation est transversal au regard des fonctions de l’animateur (un même temps peut permettre d'aborder plusieurs fonctions).

De plus chacun de nos stages s’adaptent au parcours des personnes constituant le groupe de stagiaires afin de croiser et les attendus réglementaires de la formation et les attentes et besoins des stagiaires.

Les CEMEA considère la formation comme un espace potentiel de développement de la personne ; c’est à dire qu’au-delà du côté purement formatif de futurs animateurs d’ACM  il y a un espace dans la formation où la personne peut se transformer, se découvrir, changer.

Il y a donc deux niveaux de formation, cependant indissociables et transversaux : le cadre de développement personnel et les axes de formation.

Dans nos stages le formateur n’est pas « tout puissant », de par son expérience (supposée ou réelle), il ne s’adresse pas aux stagiaires pour transmettre la bonne parole, la bonne pratique, la bonne recette, le bon conseil. Il accompagne chaque personne dans l’appropriation des rôles et fonctions de l’animateur en l’outillant progressivement sur chacune d’entre-elles. L’objectif étant de permettre à chacun de penser son rôle par lui-même. L’intervention du formateur est donc définie comme une aide à poser les questions, sans inculquer des vérités toutes faites ou des réponses préformées ; c’est à la fois l’approche d’une éducation à l’autonomie et une manifestation de la laïcité.

Galerie photos du stage

Information

Attention, il est nécessaire d'avoir 17 ans révolus le premier jour du stage. Dans le cas contraire, la session ne pourra pas être validée.

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